Anne Oury et Selim Mouhoubi, habitants du vieux Saint-Ouen, passaient tous les jours devant cette maison vide, désespérant de la voir se dégrader et craignant qu’elle soit détruite et remplacée par un énième immeuble neuf sans âme. Finalement, ils réussissent à l’acheter aux descendants de ceux qui l’avaient fait construire, en 1885, lorsqu’il n’y avait autour que des champs d’asperges et des vignes. Et là, surprise, avant de lancer les travaux, le duo découvre, sous la poussière, les souvenirs de cent quarante ans d’histoire familiale: vêtements, gravures, lettres et de nombreuses photos en noir et blanc. Aujourd’hui, les portraits de Nelly, Simone, Robert et les autres ornent toujours les deux salons, devenus salles de restaurant, et l’ancien bureau, transformé en bar. Le comptoir et le mobilier en chêne façonnés sur…
