Un peu partout dans le monde, on voit surgir des règles imposant des préférences nationales. Chaque fois qu’une telle évolution a eu lieu, elle a été le signe annonciateur d’un retour de la violence. Souvent, cela a commencé par d’infimes signaux. Ainsi, vers 1780, partout en Europe, selon une consigne non écrite, il devint nécessaire d’écrire les livrets d’opéra dans les langues nationales et non plus, comme jusque-là pour l’essentiel, en italien. Ainsi, à la demande de l’empereur d’Autriche, Mozart s’appuya-t- il sur des livrets écrits en allemand pour composer, en 1782, L’Enlèvement au sérail et, en 1791, La Flûte enchantée, après d’autres chefsd’oeuvre en italien, comme Les Noces de Figaro. Peu après, commençait une période de vingt-cinq ans de nationalisme et de guerre en Europe. Certes, l’un n’est pas…
