Pablo Picasso, génie tentaculaire hyperproductif, a plus de points communs avec un dieu hin dou ou un octopus géant qu’avec le simple mor tel. Au moins, les commissaires des expositions ne manquent pas de prises pour attraper l’animal. Jugez plutôt. Cette année, on a pu visiter Picasso primitif, au musée du quai Branly, Olga Picasso, au Musée national Picasso-Paris, Boisgeloup, l’atelier normand de Picasso, à Rouen, Picasso sans cliché, à Antibes, Picasso-Perpignan, le cercle de l’intime, à Perpignan, Picasso à la mer, à Caneten- Roussillon, et, si on pousse au-delà des Pyrénées, la célébration des 80ans du chef-d’oeuvre Guernica, au musée Reina Sofia de Madrid. Même Landerneau, petite ville finistérienne où le peintre n’a jamais mis les bottes (voir l’encadré page 97), dévoile cet été son Picasso. L’expo de trop?…
