L’Afrique détient un fabuleux réservoir d’athlètes pour lesquels la course est encore un moyen naturel de locomotion CE n’était qu’une phrase. La petite phrase comble-silence d’un journaliste de l’ORTF, tombée mercredi soir, à l’heure du tilleul, dans la tasse des millions de téléspectateurs français vissés à leur lucarne sur Mexico. Et qui, peut-être, l’ont à peine entendue. Pourtant révélatrice. A propos de l’essai à 5,20 m du perchiste Bob Seagren, le commentateur précisa : « Il s’agit d’un Américain… blanc. » Quelques minutes plus tard, à 5,40 m, l’Américain blanc cueillait sa médaille olympique. Comme, la veille, un autre Américain blanc, Al Oerter, lanceur de disque, l’avait emporté pour la quatrième fois consécutive. Mais les Américains blancs n’ont plus, depuis une semaine, la vedette à Mexico. Pas plus, d’ailleurs, que…
