Passe ton bac d’abord! Ils l’ont passé, sont souvent allés très loin dans les études, ont un temps joué (ou pas) le jeu salarial, puis ont jeté l’éponge. A la faveur d’un roman, d’un succès, d’estime ou grand public, ces jeunes écrivains, qui ne sont pas « des fils ou des filles de », ont fait le grand saut. Pour se retrouver, à la trentaine, dans une situation instable, quelquefois confortable, plus souvent précaire, une sorte de statut d’intermittent de l’écriture, sans les indemnités afférentes…
Se proclamant écrivains par vocation et allergiques à la vie de l’entreprise, ils ont donc décidé, dans un sentiment d’urgence, de ne vivre que par les lettres. Et cela, paradoxe, à l’heure même où les ventes ne cessent de diminuer – un livre écoulé à…