Elle se roule une cigarette. Plantée devant le porche de son éditeur, boulevard du Montparnasse, à Paris, Catherine Poulain inhale une première bouffée et sourit. En apparence, rien n’a changé. Même voix fluette, même corps frêle, même jean serré, et toujours ces mains massives, impressionnantes. Que d’événements, pourtant, depuis la parution, en février 2016, de son premier roman, Le Grand Marin, fruit savoureux de ses années de pêche en Alaska. Plus de 250000 exemplaires vendus, une dizaine de prix et de traductions, un tour de France des Salons du livre et des librairies, et un tourbillon médiatique.
Mais Catherine Poulain, 58 ans, qui a déjà connu mille vies et affronté mille tempêtes, a tenu bon. Elle a quitté son métier de bergère, s’est installée dans le Médoc et s’est remise…
