Au-dessus du stand de Gallimard, en ce weekend de Salon du livre parisien, trône un immense portrait lumineux d’Erri De Luca. « C’est comme une photo signalétique, comme si j’étais recherché », s’amuse l’auteur italien préféré des Français, présent dans les librairies avec un « tract », Europe, mes mises à feu, et un petit livre autobiographique, Le Tour de l’oie, aussi dense que riche. Il y passe aux aveux, d’ailleurs, devant son fils de papier, celui qui lui est apparu en songe, la seule personne qui, dit-il, a le droit de le juger. Une vie en accéléré, à l’épure: « Mes phrases ne sont pas plus longues que le souffle qu’il faut pour les dire, la respiration arrive avec le point. L’espace entre deux paragraphes correspond, lui, à une…
