Plus d’une fois, Paul Boudier a pris le maquis. A Londres, où il a vécu les aventures rock’n’roll du Chabanais, la table d’Iñaki Aizpitarte, son frère de fourneaux pendant sept ans au Chateaubriand (Paris, XIe). En Calabre, où il a piloté une osteria éphémère avec Salvatore Rotiroti, le pizzaiolo d’Il Brigante (Paris, XVIIIe). Et dans le quartier Ordener, dans le nord du XVIIIe arrondissement, entre Jules-Joffrin et Guy-Moquet, où il a pris le Maquis, au sens propre. C’était un bar à punks, genre bière tiède et chips révolutionnaires. Avec son complice Albert Touton, rencontré chez Iñaki, ils ont mis un coup de blanc sur les murs, un coup de propre sur le zinc, des appliques années 1950, un plafonnier années 1960, des chaises Baumann, de la banquette vermillon, un bouquet…
