FEU
PAR MARIA POURCHET.
FAYARD, 360 P., 20 €.
MARIA POURCHET tutoie son héroïne et colle du « je » à son héros, les rudoie aussi, ne leur passe rien, ni leurs petits ridicules ni leurs faiblesses, et les anime de comportements tout aussi bizarres qu’attachants… Rien que de plus logique puisqu’elle les soumet aux feux de la passion, ceux qui brûlent, enflamment, détruisent parfois. C’est le style, décapant, ironique, nerveux, de son sixième roman, qui, tout de suite, saute aux yeux; puis vient le traitement, tout aussi original, d’une histoire éternellement rebattue, mais qui prend ici ses lettres de noblesse.
La détonation est immédiate, alors que Feu débute sur une banale prise de contact dans un « restaurant crâneur » entre Laure, 41 ans, mariée, deux enfants, universitaire, et…
