La Corse c’est, côté pile, une montagne granitique couverte d’un maquis verdoyant et parfumé, ourlée de plages où les continentaux aiment séjourner l’été, pour certains dans leurs maisons secondaires. Côté face, une terre aussi violente que belle, farouchement attachée à son identité, à sa langue, à sa culture, à son histoire et qui regarde, inquiète, l’augmentation démographique due à un solde migratoire positif. Depuis une dizaine de jours, l’île de Beauté est devenue l’île brasier.
L’étincelle a été l’agression le 2 mars, à la prison d’Arles, d’Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac à Ajaccio, en 1998. L’homme de 61 ans, symbole de la lutte indépendantiste, a toujours nié avoir tué. Les conditions de son agression – huit minutes sans qu’aucun surveillant n’intervienne – ainsi que…
