Pas moins de 8 000 attaques coordonnées sur 5 500 systèmes informatiques civils et militaires de la Berylie, un Etat insulaire fictif. Telle était l’offensive à laquelle ont dû répondre plus de 24 équipes, en Estonie, fin avril, où se tenait le Locked Shields de l’Otan, présenté comme « le plus grand exercice international de cyberdéfense à tir réel au monde ». Son vainqueur? La Finlande, dont l’exécutif a annoncé officiellement, le 15 mai, l’adhésion prochaine à l’Alliance atlantique, suivie, le lendemain, par la cheffe du gouvernement suédois.
Diagnostiquée en « état de mort cérébrale » par Emmanuel Macron fin 2019, l’Otan ne peut que se réjouir d’accueillir de telles recrues. Avec elles, l’organisation pourra consolider son dispositif tout au nord de l’Europe, réduisant de facto l’isolement des pays Baltes,…