ORWELL, KAFKA, HEMINGWAY, CALVINO, DANTE, STEVENSON… Tous les grands auteurs ont connu ces dernières années des liftings. Et sont annoncées, ces jours-ci, de nouvelles traductions d’Agatha Christie, de Charlotte Brontë, de Steinbeck, et même du discours de Martin Luther King. Une épidémie bien compréhensible selon Jean-Hubert Gailliot, cofondateur des éditions Tristram, pour qui « il faut revoir les traductions tous les cinquante ans afin de s’adapter aux critères de son époque, délaisser le langage “convenable” et académique pour laisser cours au langage parlé ou argotique ». Après Laurence Sterne et Mark Twain, le voilà qui s’attaque aux Grandes Espérances de Charles Dickens, tandis que Calmann-Lévy propose une nouvelle traduction du Zéro et l’infini, d’Arthur Koestler. Deux monuments de la littérature mondiale…
Pour le chef-d’oeuvre de Dickens (1812-1870), il s’agit là…
