Pas à pas, au milieu des ruines encore fumantes de la Syrie, Bachar el-Assad trace son chemin, sans se soucier des cadavres qu’il a laissé sur le bas-côté. Après douze ans de guerre, plus de 500 000 morts et 13 millions de déplacés, le dictateur syrien poursuit sa route vers une réhabilitation internationale. Son objectif : que le monde entier reconnaisse sa victoire. Un scénario hors de question pour l’Occident même si, dans les faits, la réalité paraît difficile à éluder. « Sur le terrain, Assad a gagné la guerre, on doit faire avec », nous expliquait récemment une source israélienne. Aujourd’hui, le régime contrôle environ 70 % du territoire syrien, avec le soutien militaire de l’Iran et de la Russie. Et Bachar, patiemment, prépare la suite.
Côté diplomatie, Damas…
