Pas une scène de sexe ni de diatribe de femme en colère, juste un texte froid, implacable, presque clinique. Après Belle et bête (2013), inspiré de sa relation avec DSK, et OEdipe reine (2014), Marcela Iacub, « retentissante » juriste et chercheuse au CNRS, livre un roman d’atmosphère sur fond de serial killing. C’est l’héroïne, 40 ans, intellectuelle renommée, qui tient la plume. Si elle court de succès universitaires en succès éditoriaux, son mari, dont elle est fort éprise, va, lui, de déconvenues en humiliations professionnelles. Que faire? La narratrice ne saurait se déprécier, l’écriture étant sa vie. Alors que, désoeuvrée en ce mois de juillet, elle joue les profileuses à propos d’un meurtrier en série qui sévit dans son quartier, voilà qu’elle commence à soupçonner son mari. D’autant qu’un…
