Yeux écarquillés, air surpris, « BHL » ne comprend pas la question, et ça paraît sincère. Non, vraiment, pourquoi à la parution de Nuit blanche (Grasset), son dernier livre, lui reprocherait-on un quelconque snobisme ? Narrer ses insomnies et se présenter ainsi à la face du monde en perpétuel état de conscience et de cogitation, pendant que d’autres, moins tourmentés, oublient le monde le temps d’une nuit, cela n’a rien d’une crânerie.
Que ses « frères en insomnie » s’appellent Pessoa et Lautréamont – certainement pas Proust, « trop voluptueuses » ses heures sans sommeil –, ou encore Emmanuel Macron, président de la République, dont il observe, de sa fenêtre, la dernière lumière qui s’éteint, n’a rien d’une fanfaronnade. « C’est une maladie », nous coupe-t-il, sévère. Alors, ceux qui…
