Rue Daguerre, au n° 88, dans le XIVe arrondissement, Rosalie Varda reçoit L’Express dans des murs chargés d’histoire et de souvenirs : d’innombrables boîtes renfermant des dizaines de milliers de tirages et de négatifs, des bibelots, les agendas d’Agnès Varda (1928-2019), dont le plus ancien remonte à 1949. Si la photographe et réalisatrice vivait au 86, désormais occupé par son fils, Mathieu Demy, c’est ici, au 88, qu’elle avait fait un lieu de création et de vie pendant près de soixante-dix ans; c’est là qu’aujourd’hui Rosalie, à la tête de Ciné-Tamaris, veille sur les archives cinématographiques d’Agnès, sa mère, et de Jacques Demy, son père adoptif. A l’occasion de l’exposition Le Paris d’Agnès Varda, de-ci, de là, conçue par la commissaire Anne de Mondenard au musée Carnavalet, la « fille…
