Six mois de travail, cinq chercheurs de l’Institut français des relations internationales (Ifri) mobilisés, une dizaine de contributeurs extérieurs et un comité éditorial européen pour établir ce constat sans appel : l’Europe ne peut plus, dites-vous, ignorer la « question russe ».
Thomas Gomart Il faut prendre conscience de deux choses. D’abord, le caractère transformateur, pour notre continent, de la guerre en Ukraine, et ensuite, une réalité intangible : nous ne pouvons pas changer la géographie ! Face à une Russie qui a choisi la guerre, les pays européens ne sauraient, aujourd’hui, éluder ce sujet. La bonne nouvelle, c’est qu’ils disposent du potentiel nécessaire, c’est-à-dire des moyens économiques, des compétences militaires et du savoir-faire technologique pour lui faire face d’ici à 2030 – à condition, bien sûr, de faire preuve…
