Il y a des films qui valent ce qu’ils valent et d’autres qui valent par une toute petite chose, un éclat, une perle, un instant cinématographique qui n’est pas propre à la fiction, mais qui est évidemment plus remarquable, plus méritoire par le travail de reconstitution qu’il exige, la finesse qu’il révèle, c’est d’ailleurs plus un diamant qu’une perle, car tout le film s’y trouve, en reflets, en références. Ceux qui l’aiment ne seront pas étonnés d’apprendre que cet instant précieux, on le doit à Noémie Lvovsky. Grande actrice. Dans le film d’Alice Douard, Des preuves d’amour, Lvovsky est une pianiste internationale, de passage à Paris, où sa fille Céline (Ella Rumpf) qu’elle voit peu, pas même entre deux avions, a soudain besoin d’elle. Plus exactement elle a besoin de…
