Il avait tout prévu, tout agencé au centimètre près : la place du mobilier, l’accrochage des tableaux, la disposition des objets… Plus d’un siècle après, rien n’a bougé. Gustave Moreau doit jubiler depuis son ciel. Quand, en septembre 1897, sept mois avant sa mort, il couche sur le papier ses dernières volontés, il assortit le legs à l’Etat français de sa demeure parisienne, transformée par ses soins en musée, aux recommandations les plus claires, lui enjoignant de « garder toujours, ou au moins aussi longtemps que possible, cette collection, en lui conservant son caractère d’ensemble qui permette de constater la somme de travail et d’efforts de l’artiste pendant sa vie ». Aujourd’hui, resté intact, l’édifice du 14, rue de La Rochefoucauld, fleuron de la Nouvelle-Athènes – quartier du IXe arrondissement…
