J’avais bêtement cru que ce serait l’aéroport de Monaco. Qu’il y aurait des douanes, un duty-free et un tampon sur mon passeport. Monte-Carlo en lettres d’imprimerie, l’encre d’un rouge qui bave, une petite preuve supplémentaire apportée au voyage et se sentir étranger chez soi, comme en novembre, absolument. J’y vais cru, mais je n’y avais pas pensé, sinon j’aurais su – un taxi vers Orly – Paris-Nice, c’est un peu plus cruel. Nous voilà quand même embarqués, Jen, Paul, Pierre-Ange et moi, vers le Sud; il paraît qu’il fera beau, tout ça, je n’ai pas oublié ma brosse à dents et j’ai pris mon ordinateur. À l’aéroport, Pierre-Ange me briefe, car voilà, le tennis, je n’y connais pas grand-chose. Les jeux de boules, le billard, le flipper, la pétanque, j’aime…
