Ventres et monnaie d’échange. Éternelles figurantes de l’Histoire, les souveraines d’Europe ont eu pour vocation de donner des héritiers à leur royaume et de servir, par leur mariage, les intérêts diplomatiques. Évelyne Lever, spécialiste du XVIIIe siècle et biographe de Marie-Antoinette, raconte, d’une plume légère le destin méconnu de celles qui
, furent d’abord épouses et mères et, parfois seulement, amantes et conseillères politiques. Mais l’ouvrage, qui se picore comme un plaisant mezzé, par affinités, dévoile aussi quelques caractères trempés de « reines régnantes ». À la lettre A, comme abdication, l’historienne s’attarde sur Christine de Suède, fille unique et hors norme d’un père qui ne l’était pas moins. La cavalière intrépide, qui parlait huit langues et se passionnait pour la philosophie, monta sur le trône en 1644. Dix ans…
