C’est le seul moment où il a flanché, la seule période où il s’est dit qu’il pourrait arrêter la politique. Le soir du référendum sur le traité constitutionnel européen (TCE), ce dimanche 29 mai 2005, François Hollande était sonné. Depuis, il sait que l’Europe est le pire des sujets pour qui espère gagner un vote. Alors, depuis des semaines, il se prépare au Brexit : « La politique, c’est de l’anticipation », aime-t-il dire. Et il a toujours voulu « aller vite » en cas de victoire du « non ».
Dès vendredi matin, Hollande et son gouvernement ont multiplié les contacts pour relancer l’Europe. Hier, en rentrant de Berlin, où il avait discuté avec les ministres des Affaires étrangères des cinq autres pays fondateurs et appelé à un changement…