Qu’importe si les chiffres de participation sont décevants : le succès de la « marée populaire » réside dans l’union d’une soixantaine d’organisations, vous diront tous les organisateurs. Certes, ils étaient tous là. La CGT, La France insoumise (LFI), le PC, les cheminots, le personnel hospitalier, les retraités, les étudiants, les défenseurs des sans-papiers, du service public, mais aussi le comité Adama, fondé après la mort d’Adama Traoré au cours d’une interpellation en 2016, les facteurs des Hauts-de-Seine… Le catalogue complet des luttes sociales. Sauf que le « front populaire » qu’appelle de ses vœux Jean-Luc Mélenchon n’est pas pour tout de suite. Et qu’avec entre 21.000 (police) et 80.000 (CGT) participants à Paris (31.700, selon le cabinet indépendant Occurrence), et 250.000 en France, selon le syndicat, on est loin…