Ils se sont aimés, beaucoup, longtemps. Alors forcément, la séparation se passe mal. D’autant qu’en attendant le divorce, Marie et Boris sont obligés de cohabiter dans la maison familiale avec leurs deux filles. Si elle l’a achetée avec ses seuls deniers, lui a effectué les travaux de rénovation qui ont fait doubler sa valeur, et réclame donc la moitié du bien. On connaît le talent de Joachim Lafosse à filmer au plus près l’intimité de ses personnages. Cette fois, il suit la désintégration d’un couple au quotidien et à travers son rapport, ambigu et perturbateur, à l’argent. Prisonniers d’un lieu où ils ne veulent plus être ensemble, ils se heurtent, se frôlent, se repoussent, se rapprochent, s’exaspèrent. Une confusion des sentiments brutale, tendre et émouvante, mise en scène de façon…
