Le soleil est revenu. Bien sûr, les problèmes des Français n’ont pas disparu mais, avec la chaleur, tout semble moins ardu. En ville, sur les pelouses des parcs, on se prélasse, enfin plus exactement, on s’entasse. Corps allongés, abandonnés à ce soleil tant espéré, sandwichs maison pour pique-niquer en regardant passer les runners rouges et essoufflés, au milieu des enfants qui ont délaissé pour quelques instants leurs écrans pour, enfin, jouer dehors en criant.
Le soleil est revenu. Pendant l’hiver, le Parisien quête une place pour se garer ; Au printemps, il cherche une place en terrasse pour respirer à pleins poumons l’air pollué, l’air béat, lunettes de soleil sur le nez.
– Non, monsieur, désolé, c’est réservé. À l’intérieur, si vous voulez.
Le Parisien grimace :
– C’est que…
