Commençons par cette évidence : Mélenchon n’est pas un saint. Et même si saint Pierre, saint Paul ou saint Jacques ne l’étaient pas davantage, ce qui ne les a pas empêchés de faire une belle carrière, je comprends la déception de ceux qui auraient aimé que le leader de La France insoumise soit plus céleste, plus séraphique. Nous sommes habitués à ce que les hommes politiques soient flegmatiques et, comme s’il n’y avait de grandeur que dans l’impassibilité, nous soupçonnons même les tempéraments volcaniques d’être pathogènes.
Les colères de Mélenchon ! À chaque fois, elles épatent, amusent, indignent, effraient, charment aussi, mais dans tous les cas on imaginerait à tort qu’elles appartiennent au registre du dérapage, voire de l’acte manqué. La colère est chez Mélenchon ce qu’en psychanalyse on appelle…