Un choc, d’abord. Un risque, ensuite : celui de répliques, sans fin, du séisme, qui affecteraient notre vie politique et, au-delà, le fonctionnement de notre démocratie, déjà passablement abîmée par une crise de la légitimité et l’irruption croissante de la violence. Et, à l’arrivée, le sentiment d’une rupture irrémédiable. L’abandon, vendredi matin, par Benjamin Griveaux de sa campagne municipale à Paris, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’images le montrant en train de se masturber, marque un tournant dont il est encore difficile de mesurer les conséquences. Elles seront pourtant, à coup sûr, dévastatrices.
La macronie percutée
C’est peu dire que cette affaire se révèle destructrice pour l’exécutif, la majorité et le parti présidentiel, La République en marche (LREM). Personne, dans ses rangs, n’en disconvient. « C’est un naufrage…