Les proches d’Emmanuel Macron eux-mêmes n’y croyaient pas. Jusque-là, Nicolas Hulot avait toujours refusé de sauter le pas pour devenir ministre. En ce printemps 2017 pourtant, quelque chose a changé. Arrivé de Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine), où il réside, Hulot se rend discrètement au siège parisien d’En marche, « caché sous une couverture, sur la banquette arrière d’une voiture », décrit Matthieu Orphelin dans son livre Je ne marche plus !. L’échange avec le candidat Macron se déroule bien. « J’espère que c’est moi qui vais vous inspirer, les ministres et toi, et non vous qui allez m’aspirer », lâche Hulot. Quelques semaines plus tard, il intègre, avec rang de ministre d’État, le gouvernement d’un président pour qui « la transition écologique n’était pas une priorité », relève Daniel Cohn-Bendit, qui complète…