SANS ATTENDRE la fin de la procédure pénale, le Parlement européen, qui s’estime floué par le système mis en place par le RN, a réclamé le remboursement des sommes indûment utilisées. Dès 2016, Marine Le Pen elle-même s’est vue réclamer 339 000 euros après une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), qui avait pointé deux cas d’assistants parlementaires irréguliers. Il s’agissait de sa plus proche collaboratrice, Catherine Griset, et de son garde du corps, Thierry Légier.La présidente du RN,censée restituer la somme avant le 31 janvier 2017, a été l’objet d’une procédure de mise en recouvrement. Chaque mois, le Parlement de Bruxelles effectuait une retenue sur ses indemnités d’eurodéputée. Quelque 60000 euros ont pu être récupérés ainsi. Mais au printemps 2017, Marine Le Pen a quitté le Parlement…