TOUT AU LONG du déplacement d’Emmanuel Macron en Afrique, entamé mercredi soir, son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui l’accompagnait, a vécu à l’heure de Bamako. Le matin même du départ, au conseil de défense à l’Élysée, passé le moment de sidération, il était encore difficile d’envisager une riposte à la provocation insensée du colonel Assimi Goïta, qui venait d’évincer le président et son Premier ministre chargé de la transition politique. « Les Américains leur ont déjà coupé l’aide militaire et il est probable que les Européens la suspendent aussi, ce qui risque de compliquer l’européanisation de la force Takuba », la mission conjointe de plusieurs détachements de forces spéciales européennes qui conseille et accompagne les unités maliennes au combat, indiquait-on au sein de la délégation française jeudi.…