Admis in extremis à l’école nationale d’administration (ENA), Édouard Philippe en ressortira cinquième du classement, à la surprise générale. Ses camarades ne l’avaient pas vu venir. Ce ne sera pas la dernière fois. Dans la biographie qu’elle lui consacre (Le Sioux, l’Archipel), parue jeudi, Bérengère Bonte est « partie à la recherche d’un Doudou un peu lisse et ultra-populaire ». Au fil d’une centaine d’entretiens, elle a déniché un « juriste ultra-prudent », amoureux de l’armée et du droit, bourré d’humour et fidèle à sa « bande de potes ». Mais aussi, parfois, cassant et macho. Un homme rusé, aussi, ambigu et secret, qui n’a, dit-il, « pas particulièrement envie qu’on [le] comprenne ».
La journaliste retrace l’ascension de ce fils d’enseignants de gauche, admirateur de Michel Rocard qui prendra…