On s’attendait à un début de campagne présidentielle centré sur les questions dites « régaliennes », essentiellement l’immigration et l’insécurité. Des thèmes mis en avant par Marine Le Pen et Éric Zemmour, derrière lesquels courent les candidats à l’investiture à droite. Mais à moins de six mois du premier tour, une autre préoccupation émerge fortement : celle du pouvoir d’achat. Et, plus précisément, du niveau des rémunérations. « Au moment des élections régionales, beaucoup d’observateurs pensaient que la campagne présidentielle se ferait sur les sujets identitaires, note Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos. En réalité, le thème du pouvoir d’achat n’avait jamais complètement disparu. »
Il resurgit même avec force. Et d’abord dans les propositions des candidats à l’Élysée qui, tous, ou presque, rivalisent de promesses alléchantes, comme le montre…