POUR ASSURER sa réélection, souhaitable pour la France, Emmanuel Macron chausse ses gros sabots verts… En face du fort Saint-Jean à Marseille, depuis une scène hexagonale, cerné de quelques milliers de spectateurs parfois enthousiastes, le président-candidat a enfourché un nouveau cheval de bataille : l’écologie a irrigué la quasi-totalité d’un discours de plus de quatre-vingt-dix minutes. Dans la cité phocéenne, Jean-Luc Mélenchon a devancé au premier tour le président sortant de 8,5 points (31,12 % contre 22,62 %), un alibi en or pour celui qui a usé quatre ministres dela Transition écologique. Jusqu’à sortir de son chapeau une nouvelle architecture gouvernementale qui laisse pantois.
Nommer un Premier ministre « directement chargé de la planification écologique », c’est aussi éloigner l’hôte de Matignon du cœur du pouvoir, reconnaître que ce «…