La lutte finale, l’histoire nous l’a enseigné, n’augure pas forcément de lendemains qui chantent. Le second tour de l’élection présidentielle entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen devrait nous en fournir une nouvelle, et éclatante, illustration.
D’abord parce que la victoire du premier, annoncée par la totalité des enquêtes d’intentions de vote depuis dix jours, ne reste ce matin qu’une hypothèse, même privilégiée. Si l’accident sondagier demeure peu probable au vu de l’écart qui n’a cessé de se creuser dans cette campagne d’entre-deux-tours, il reste, vingt ans presque jour pour jour après l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002, envisageable. À cause du risque d’une abstention massive, qui serait due au peu d’intérêt qu’a suscité cette campagne présidentielle, au rejet que provoquent les deux finalistes,…