L’horloge présidentielle s’est arrêtée dimanche 24 avril, 20 heures. Réélu, Emmanuel Macron a décidé qu’il ne changerait rien : ni sa politique, ni sa gouvernance, ni ses collaborateurs élyséens ou gouvernementaux, ni ses discours, ni ses postures. Deux mois ont passé et tout a glissé sur les plumes du canard : l’inflation, le pouvoir d’achat, les reproches des électeurs ou des alliés, les déficits qui se creusent, la croissance qui baisse, la dette qui explose, l’impopularité qui galope… Jamais le Président n’a concédé qu’il s’est trompé de campagne. Qu’à Marseille il a tourné à gauche alors que son chemin devait le mener à droite.
Au moment où le funambule sent qu’il perd l’équilibre, il s’offre une dernière acrobatie : sur le tarmac de l’aéroport de Roissy, il explique que voter…