En France, tout augmente, sauf l’autorité du chef de l’État. L’essence, l’énergie, les produits alimentaires, les billets d’avion, le traitement des fonctionnaires, mais la parole élyséenne est indexée à la baisse. L’inflation devait être maîtrisée, puis ne durer que quelques mois ; le pays ne devait pas manquer d’énergie ; la pénurie de carburants n’était qu’une vue de l’esprit et le retour à la normale, imminent ! Quinze jours plus tard, c’est la chienlit. On rationne l’essence, on hésite sur les mots, on bute sur la réalité.
Dans moins de cinq ans, Jupiter devra rendre son sceptre.
Sa foudre ne fait plus peur à grand monde. Quand il traite des affaires des hommes, le voici incertain, lassé, irrité… Automobilistes, pompistes, salariés, actionnaires, élus locaux : « Pour qui sont ces…