Être contraint à l’exil, traverser les frontières, patienter en zone de transit, débarquer en terre inconnue, sombrer dans la précarité, tenter de survivre… La plupart des réfugiés portent en eux quantité de maux invisibles et non décelés. Selon sa mère, installée aux États-Unis, Abdalmasih H., qui a poignardé six personnes dont quatre enfants jeudi à Annecy, souffrait d’une « grave dépres -sion » et ses échecs pour obtenir la nationalité suédoise auraient aggravé son état.
« Toujours déprimé, avec des idées noires »
D’après une conversation qu’elle a eue avec sa belle-fille et rapportée par l’AFP, le réfugié syrien « n’était jamais bien, toujours déprimé, avec des idées noires, il ne voulait pas quitter la maison [ni] travailler ». Sa demande d’asile en France avait été refusée le 4 juin.…