Au mieux, la commission mixte paritaire (CMP) s’accordera lundi sur un compromis minimaliste. Une partie de la loi immigration débattue et votée au Sénat sera conservée tandis que les mesures les plus urticantes pour l’aile gauche de la macronie, au terme de ratiocinages infinis, d’arbitrages aussi subtils qu’alambiqués, seront amendées, détricotées… abandonnées peut-être. Et encore, si les députés et les sénateurs de la CMP parviennent à s’entendre sur un texte, rien ne garantit qu’il puisse être adopté. D’autant qu’Emmanuel Macron s’est interdit que le gouvernement puisse recourir au 49.3. Une manière d’obérer, sinon de condamner, la possibilité d’une nouvelle loi immigration, en l’état actuel de sa majorité relative à l’Assemblée nationale.
En matière de politique migratoire, contrairement à l’exécutif, empêtré dans ses injonctions contradictoires, prisonnier d’un « et-en-mêmetempisme » qui…