Pour protéger leur campement, ils ont posé des barbelés. À Jérusalem-Est, les habitants du quartier arménien de la vieille ville se relaient nuit et jour sur ce parking. S’ils bavardent gaiement en croquant dans une lahmajoune, la « pizza arménienne », l’heure est grave. En 2021, leur patriarcat a signé la vente de 25 % du quartier, dont ce site, des logements… « Et même la salle où nous commémorons le génocide ! »s’exclame Setrak Balian, 26 ans, au cœur du combat. Ce Franco-Arménien travaille dans la prestigieuse fabrique de céramiques de sa famille et parle six langues, dont un français délicieux : « En France, on se moquait de moi parce que je dis “n’est-ce pas’’ et non “wesh, mon reuf” ! »
La vente a suscité tant d’indignation…