Il y a, d’un côté, les radios privées comme Europe 1, et de l’autre le service public de Radio France. Le cœur du problème, c’est que Radio France repose sur deux sources de financement : d’une part, une dotation budgétaire votée chaque année (plus de 653 millions d’euros pour 2024), une recette garantie qui la protège des aléas économiques ; d’autre part, des revenus publicitaires, comme n’importe quelle radio privée. Or, pour les 330 radios privées réunies, la publicité constitue leur seule source de financement. À cela s’ajoute une inégalité de diffusion : en France, France Inter ou France Info bénéficient d’une couverture nationale optimale, grâce à un réseau dense d’antennes-relais financé par l’État. Elles sont accessibles partout, sans en supporter directement les coûts. À l’inverse, les radios privées doivent…