Mai 1965, Syrie. Un corps inerte se balance au bout d’une corde. Dans le square Marjeh, au cœur de Damas, la foule exulte à la vue du défunt. Sur le cadavre du condamné à mort, un drap blanc recouvert d’écritures en arabe affiche : « Eli Cohen, espion israélien. » Kamel Amin Thaabet, c’était sa couverture, a été découvert quelques mois plus tôt, après avoir infiltré les plus hautes sphères de l’appareil d’État syrien. Pour le compte d’Israël, le maître-espion a multiplié les rapports. Avions de chasse, programmes balistiques, armes chimiques, positions fortifiées… Eli Cohen livrera, huit années durant, de précieuses informations à l’État hébreu.
Cheveux hirsutes, sourcils et moustache fournis, regard en amande, Eli Cohen est Mizrahim, un juif arabe, et tous ses traits trahissent l’Orient. C’est la raison…
