«La forme, c’est le fond qui remonte à la surface », écrivait Victor Hugo. Le langage dans lequel s’annoncent la nouvelle réforme du collège et la refonte des programmes qui l’accompagne ont alors de quoi inquiéter.
Une novlangue que l’on croyait réservée à des errements passés réapparaît et ferait sourire si le sujet n’avait une telle importance. Apprendre à nager devient « se déplacer (…) dans un milieu aquatique profond standardisé », et, les jeux de ballon, « conduire et maîtriser un affrontement collectif ». En français, à l’école primaire, la lecture des contes n’est évoquée que de la façon suivante : « Mise au jour de quelques stéréotypes (loup, ogre, cochon, forêt…) » Au cycle 4 (5e, 4e, 3e), on cherche en vain une référence aux grands textes, au…