En ce moment, il enrage et, comme toujours dans pareil cas, il se montre méchamment inspiré. « Le mauvais génie » (Fayard), d’Ariane Chemin et Vanessa Schneider, c’est donc lui, Patrick Buisson, qui n’a guère apprécié le livre, véritable effeuillage de sa personne, que lui ont consacré les deux journalistes. Celui qui a pour habitude, d’où sa souffrance, de relever le col de son pardessus sombre, de fuir la lumière et de cultiver le secret voit ainsi révélée sa vraie nature, autant politique que psychologique – peut-être la plus accablante. Alors, il peste, maudit la terre entière et d’abord les deux enquêtrices du Monde, qui, dans la bouche de leur sujet maurrassien, ne sont que « deux folliculaires besogneuses »,travaillant pour«un bulletin paroissial gaucho-capitaliste ».Une radicalité qui ne surprend pas,…