« Je savais que je serais Violetta. Je n’avais aucune idée de la façon dont je devais m’y prendre, sinon, peut-être, tout faire, tous les rôles. » Elle ne ressemble à personne, sinon à un elfe. Cette créature d’une troublante beauté sait tout faire : émouvoir dans « Une vie », d’après Maupassant, le nouveau Stéphane Brizé après « La loi du marché », chanter, déchirante soprano dans « Traviata », qui l’a auréolée de succès aux Bouffes du Nord, jouer – la comédie, chez Noémie Lvovsky, ou le drame, dans la série « Engrenages ». Elle sait tout faire, sauf parler d’elle. « Je ne sais pas », répond-elle souvent, surprise qu’on lui demande si son idée de carrière, à 15 ans, était de devenir chanteuse. « Je ne…
