L’histoire de l’internat en France est consubstantielle à l’histoire de l’école. La scolarisation généralisée des enfants de France n’aurait pu prendre son essor sous la IIIe République si les enfants de paysans poursuivant des études secondaires n’avaient eu des internats dans les grandes villes pour les accueillir. La littérature abonde de récits de cette vie d’interne, parfois difficile, toujours riche des possibilités de progrès qu’elle ouvrait à ceux qui en bénéficiaient. La seconde partie du XXe siècle a marqué une désuétude de l’internat, notamment après 1968. Il est devenu synonyme d’un univers carcéral dont il fallait s’évader et est apparu incompatible avec le nouvel individualisme.
Pourtant, devant les différentes difficultés de notre société, problèmes familiaux, manque de sommeil, addictions, ghettoïsation, cloisonnements culturels, etc., l’internat connaît une nouvelle vigueur depuis une…