Toute personne entre dans la vie comme un voleur dans une maison qui s’avère vide. De ce proverbe bouddhiste, notre ami feu Jean-François Revel avait tiré le titre de ses Mémoires. Voilà sans doute la surprise qui attend Benoît Hamon si, ce dimanche, il gagne la primaire de la gauche.
M. Hamon ne s’est pas présenté pour gagner l’élection présidentielle, mais pour faire main basse sur le PS, une maison qui, en cas de victoire, sera bientôt réduite aux frondeurs, c’est-à-dire pas grandchose, un ramas de braillards et de faux penseurs au regard inspiré, feignant de songer à notre destin collectif.
Bien sûr, M. Hamon plaît : encore peu connu, non dénué de charme, c’est un produit frais, comme on dit dans la grande distribution et, ces jours-ci, nos chers…