Neuf contre deux. Si l’on regarde les programmes des onze candidats, l’offre politique de cette campagne n’a correspondu en rien à la demande des Français, qui, aux dernières nouvelles, sont dans leur majorité partisans de l’Europe.
Les antieuropéens et leur pensée du XIXe siècle étaient surreprésentés. Tel aura été l’étrange spectacle donné par cette campagne : neuf mirliflores, presque tous souverainistes, souvent conspirationnistes, économiquement incompétents, qui promettaient au bon peuple, à défaut de pain, des barbelés et des miradors.
La démagogie étant devenue l’idéologie dominante, nous étions sommés d’applaudir à tout rompre cette manifestation de la démocratie, tandis que les médias bien-pensants se pâmaient d’extase devant Mme Arthaud et M. Poutou : le trotskiste étant une espèce en voie de disparition, ils mettent à peu près autant de soin à…