L’Allemagne tousse, l’Europe s’enrhume. Les spasmes politiques berlinois tombent bien mal. Pour une fois que les planètes étaient alignées, avec le duo Merkel- Macron en place, l’Europe, si blessée, si affaiblie, se voyait à nouveau un avenir. Nul ne sait à l’heure où nous imprimons ce qu’il adviendra d’Angela Merkel ni quel sera le gouvernement qui sortira de ce tourbillon. Ce qui est certain, c’est que le projet européen est suspendu à d’incertains jeux de partis.
C’est l’Allemagne, autrefois si patiente, longtemps si bonne élève de l’Europe, qui inquiète aujourd’hui. Mais ne nous y trompons pas : la France, sur ce plan-là, n’a pas de leçon à donner. C’est elle, avec le non au référendum constitutionnel de 2005, qui a brisé l’élan. C’est elle, durant quinze ans, qui a piétiné…