C’était il y a un an. Le père Hamel était assassiné – égorgé – en l’église Saint-Etienne-du-Rouvray. Quelques jours plus tôt, à Nice, étaient tuées 86 personnes, renversées ou écrasées. Les auteurs étaient différents, le coupable le même : le terrorisme islamiste. La France pleurait ses morts. Elle tremblait à l’idée de la récidive, bien sûr, mais aussi de la division. « Guerre civile », murmurait-on… Quoi de plus normal ? Après les attentats de Toulouse et de Montauban, de la main de Mohammed Merah, ceux de Charlie Hebdo, Montrouge et de l’Hyper Cacher, les massacres du Bataclan, des rues de Paris et du Stade de France, ainsi que le meurtre de deux policiers à Magnanville, la persistance de l’horreur avait fait douter le pays. Mais cette formidable France –…