« Je suis fier d’être né au Maroc, mais aussi fier d’être un Français dans toute sa splendeur, chauvin, patriote à mort. » Arthur nous reçoit dans ses vastes bureaux de l’avenue Marceau. Aux murs, un Warhol, des photos de Gérard Rancinan, des coupes de régate, une photo dédicacée de Jerry Seinfeld et des portraits de ses amis Dany Boon et Gad Elmaleh. Longtemps symbole des haines françaises – juif, né au Maroc, il a grandi dans une « banlieue heureuse » avant de générer beaucoup d’argent et de jalousie à la télévision –, Jacques Essebag, 51 ans, est en pleine réconciliation avec lui-même. Pendant deux heures, il a abordé avec sérieux l’antisémitisme, la télé d’aujourd’hui, les banlieues, la réussite, l’argent, sa psychanalyse, l’art et la France. Autant de sujets…